Née en 2014 à Marseille, la fêlure est un collectif de performeuses issues d’horizons différents. Héritière d’un féminisme qui inclut les sexualités dans sa réflexion, elle considère la sororité et le plaisir comme libérateurs. Elle pratique la mise en scène collective comme tentative de défaire les hiérarchies et les spécialisations aliénantes.

Elle part du corps, de ses corps, comme lieu contradictoire où s’exerce le contrôle social et peut s’imaginer une émancipation. Elle interroge ainsi les croisements entre histoire personnelle et collective.



Manifeste

La fêlure est le résultat de son propre processus. Elle fait le pari du caractère émancipateur de la création, lorsqu'elle est collective. Elle considère la performance comme manifestation artistique primaire. Elle ne revendique aucune forme préétablie, elle jouit du manque qui empêche de les cerner et s'autorise à toutes les utiliser.
Elle manie ses corps, ses temps et ses espaces, s'amuse à déplacer les lignes et à


                         multiplier les failles.












Manifesto

La fêlure results of its own process. It bets on the empowering dimension of creation – when this creation is collective. While performance stands as its primal artistic manifestation, it claims to fit in no preset form, enjoying the blurry lines that separate one another and the potentialities those forms open up. La fêlure plays with its bodies, its times and its spaces, likes to mess around with the bundaries and to

                                                                   multiply loopholes.






Queen Blandine


fondatrice parmi d'autres de la compagnie la fêlure. Être ensemble, essayer, se tromper, recommencer, mettre en synergie le meilleur de nous même, entre femmes, entre minorités de genre, pour se donner mutuellement confiance dans ce qu'on est et dans ce qu'on fait. Pour penser collectivement ce qu'il est urgent de dire pour nous à ce moment là. Se faire un terrain de jeu où les règles sont établies par nous même et non imposées par un ordre androcentrique. Se questionner sans cesse sur les rapports de domination. Utiliser le corps comme laboratoire des possibles.



Carne Cruda

a plusieurs cordes à son arc. Comédienne, elle axe ses recherches sur les questions de pouvoir, de tabous, d’exclusions, de féminismes, d’expériences collectives. Passionnée par les arts et la contre culture, elle trouve dans ses pratiques des affinités avec l’éducation populaire et s’intéresse aux sciences sociales. Après avoir occupé les espaces publics et privés sous diverses formes artistiques afin de restaurer des communs et de la magie, elle habite son corps, l’explore, cultive son âme et continue avec la fêlure dont elle est l’une des fondatrices, de déconstruire, à travers les liens entre l’intime et le politique, ses propres conditionnements.


Sasana

après avoir soutenu une thèse en sciences politique sur le parti politique MAS et les mouvements indigènes en Bolivie. Elle participe à la fondation de la compagnie la fêlure. La pratique collective de la performance lui ouvre un espace d’expérimentations physiques. Contestation de l’ordre social, subalternité, (in)visibilité, l’exploration du féminisme et de ses enjeux contemporains la conduisent à la découverte de la sororité comme projet politique.



Léa Puissant

plasticienne, performeuse, commissaire, serveuse, maquilleuse. Sa pratique  d’écriture et de performance mixe les médias, les registres et les genres. Dans une écriture faite d’analogies, elle incarne tour à tour la femme au travail, la marginalisée, la femme artiste. La fêlure lui permet d’oeuvrer autour du sexe et du travail.




Ariane Voineau

le mouvement est au coeur de son quotidien. c'est un mode de vie. c'est la route. c'est la rencontre vers l'autre et vers soi. c'est aussi le renouvellement constant. se poser des questions sans avoir toutes les réponses. et c’est bon. depuis le québec, mais avec le coeur en europe encore, la fêlure est un lien fort vers sa sororité. elle lui permet de s'émanciper et de s'affirmer comme performeuse et créatrice.




Ana Servo

Ana Servo est une artiste pluridisciplinaire : musicienne, performeuse et comédienne, elle travaille le(s) corps et les esthétiques, en théorie et en pratique, au travers de spectacles, dispositifs multimédia ou médias tactiques. Elle est membre fondatrice du collectif de performance VORTEX, batteuse du groupe noise La Chasse et traverse également diverses scènes expérimentales depuis 6 ans avec son projet solo Mona Servo. Elle s'est produite aux Rencontres Bandits-Mages (Bourges, 2017), All Cunts Are Beautiful (Bruxelles, BELGIQUE), au Red Dawn Festival (Ljubjana SLOVENIE, 2016), Comme Nous Brûlons Festival (Paris, 2018), Gaffer Festival (Lyon, 2018) et a joué plus de 70 dates dans toute l'Europe avec La Chasse. Ana est diplômée d'un master 2 Scénarisation transmédia et production audiovisuelle multisupport et travaille, parallèlement à ses activités de création, comme chargée de production et de communication pour la Compagnie Peanuts et comme directrice artistique du Marseille Underground Film & Music Festival, qu'elle crée en 2015.




Swan






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